Peine de mort pour le meurtrier d’un Français au Yémen en octobre dernier

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C’est le sourire aux lèvres que Hicham Assem a reçu le verdict. Assis calmement derrière le grillage qui le séparait de l’audience, le jeune n’était visiblement pas surpris d’apprendre sa condamnation à mort ce matin par le tribunal chargé des affaires terroristes de Sanaa.

Hicham est accusé du meurtre de Jacques Spagnolo , un Français qui dirigeait l’entreprise OMV au Yémen. Le 6 octobre dernier, le jeune homme, employé comme garde de sécurité dans le groupe énergétique autrichien est arrivé au travail armé d’une kalachnikov et a commencé à tirer sur son patron en criant « Allah akbar » (Dieu est grand).

D’après le juge, cet acte aurait été commis sous l’influence d’Anwar Al Aulaqi, un membre présumé du réseau Al Qaïda au Yémen. Pourtant la plupart des personnes présentes à l’audience ainsi que l’avocat de l’accusé réfutent quelconques liens entre Hisham Assem et les réseaux terroristes.

« Vous croyez vraiment que s’il voulait tué des étrangers, il se s’en serait pris à son chef d’entreprise? Il aurait aussi tirer sur le reste des employés non yéménites de l’entreprise! » glisse une source qui préfèrent garder l’anonymat. « C’est une revanche personnelle » précise-t-elle.

Plusieurs employés d’OMV, témoins de la scène ont en effet attesté que la vieille de l’assassinat, une violente dispute avait éclaté entre le directeur et son employé. Ce dernier aurait reçu une gifle devant l’ensemble de ses collègues, geste qui l’aurait poussé à se venger.

L’avocat du condamné, Abdul Rahman Ali Barman, déments lui aussi toute appartenance de son client à la nébuleuse terroriste et met en avant les manquements dans la procédure. « Le juge a refusé d’appeler des témoins et n’a même pas pris en compte la plainte de mon client qui accusait Mr Spagnolo d’abus sexuel sur sa personne. »

Dans le même temps, le juge a condamné par contumace Anwar Al Aulaqi à dix ans de prison pour « appartenance à une bande armée » et « incitation à tuer des étrangers » « Le gouvernement yéménite n’avait jusqu’à présent aucune charge légale contre Al Aulaqi, cette occasion était parfaite pour créer une accusation » ajoute Abdul Rahman Ali Barman.

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